02/03/2011

26-02-11 : AUCKLAND –RANGITOTO

Le samedi matin, levés et prêts à 6h et quelques (malgré une petite panne de réveil pour Caro&Raph’ et une jolie action manquée entre le chauffeur de bus et moi) nous étions tous les 5 sur Queen Street, sacs sur le dos, pique-nique prêt, maillots de bain sous les shorts, baskets aux pieds, en train de boire un café avant de rejoindre le port. Nous nous amusions de voir les gens rentrer de soirée à cette heure matinale, nous souvenant que la semaine précédente nous faisions la même chose qu’eux à quelques minutes près …Arrivés au port pour embarquer peu après 7 heures, nous avons profité du lever du soleil sur la ville d’Auckland (nous sommes le premier pays du monde à voir le soleil se lever) et le spectacle nous donnait définitivement raison de s’être levés aussi tôt ! Nous découvrions peu à peu les îles au large d’Auckland (côté Est), puis North Shore City (séparée d’Auckland par la mer) à l’ouest, et les baies verdoyantes et volcans en face de nous, c’était superbe ! Une petite balade en mer de 25 minutes pendant lesquelles nous avons pu observer le centre d’affaires d’Auckland bordé par la mer (image qui rappelait Manhattan aux 2 New-Yorkais), de nouvelles îles verdoyantes au loin (certaines pas plus grandes qu’un parc !) et pendant laquelle nous rencontrions Gautier, français aussi qui venait découvrir la NZ tout seul, puis nous arrivions à Rangitoto.
Rangitoto est l’île la plus proche d’Auckland City et aussi la plus récente de la région. Ile volcanique de 260 mètres de haut, elle referme un écosystème unique et n’est constituée que de végétation et de quelques habitations de vacances. Nous avons rencontré un nouveau couple de jeunes étudiants français en descendant du bateau (n’en JETEZ PLUS !!!) et c’est donc à 8 que nous avons entamé notre balade au sein de l’île. Le volcan représente un cône parfait que nous avons gravi tranquillement entre les roches de lave noires et une végétation comparable à la garrigue. Au fur et à mesure de notre ascension nous découvrions des points de vue de plus en plus dégagés sur Auckland et sa baie et cette ville verte, bordée d’eau est tout simplement magnifique ! Lorsque nous nous étonnions de voir de la végétation évoluer au sein de la roche de lave, qui semblait si sèche et stérile, nos nouveaux compagnons (étudiants en géologie, on n’aurait pas pu mieux tomber !) nous expliquaient que c’est la mousse qui s’accumule sous les blocs de lave qui transmet les minéraux nécessaires à la terre présente en dessous pour ensuite créer une vie végétale…intéressant ! Nous avons visité les grottes de lave (et quelle aventure à la lueur des appareils photos et téléphones portables), traversé la forêt, fait le tour du cratère et nous avons atteint le sommet du volcan pour profiter d’une vue à 360 degrés, magnifique ! Partout autour de nous la mer, plus ou moins bleue et translucide suivant les endroits, les îles et îlots dont certains vallonnés et composés uniquement de prairies (un vrai paradis de moutons !) et en face la ville majestueuse…Nous remarquions encore une fois combien ce pays renferme de paysages et de végétations diverses, différents du Nord au Sud, mais toujours aussi beaux ! Après avoir bien profité du panorama, nous avons entamé la descente pour aller déjeuner à McKenzie Bay, petite plage en contrebas de l’île. Nous quittons rapidement la forêt pour retrouver la lave et les roches noires en apercevant un phare au loin, bordé de rochers , ainsi qu’un banc de sable blanc au milieu de l’eau, baigné par le soleil et sur lequel plusieurs personnes avaient déjà étalé leurs serviettes. Comme nous avions pris le 1er bateau de la journée (le bateau des pauvres !), nous profitions de la balade paisiblement, sans trop croiser de monde et nous nous sommes installés sur une plage quasi vide pour déjeuner et profiter du soleil. La plage ressemblait à une petite crique de sable fin et noir, entourée par les rochers de chaque côté et la forêt derrière, la marée basse avait laissé une large part de sable humide et dur en lisière de forêt, sur laquelle nous avons élu domicile pour l’après-midi. Le pique-nique avalé, les mecs sont allés tester l’eau rapidement, nageant presque jusqu’au phare et Flol laissant plusieurs bouts de peau sur les rochers ! Si l’eau était bonne et très claire, nous avons préféré nous laisser aller à une petite sieste au soleil de notre côté…Et ce sont les garde-côtes qui m’ont sortie de mon sommeil : 2 bateaux et 3 canoës encourageaient l’un des leurs qui se lançait dans la traversée à la nage de notre île à celle d’en face ! Nous avons donc fait office de comité de soutien pour la photo dans le journal, profité de nouveau de la mer et nous avons repris la route pour rejoindre le port de l’île et rentrer à Auckland. Nous longions la côte de l’île cette fois-ci, le banc de sable aperçu dans la matinée ayant complètement disparu avec la montée de la marée et la végétation étant complètement submergée par la mer sur les rochers du rivage. La mer devenant bleue turquoise, mais très opaque par moments, les voiliers voguant au loin et la forêt nous gratifiant d’un peu d’ombre et d’air frais de temps en temps. Nous discutions avec Raph’ du fait qu’Auckland soit classée dans les 10 villes où il est le plus agréable de vivre dans le monde et nous ne pouvions qu’être d’accord ! Le climat doux, la mer partout, les îles où il fait bon aller se ressourcer à moins d’une demi-heure en bateau, la végétation préservée des parcs et volcans aux alentours, le ciel dégagé de toute pollution donnent  plus qu’envie de vivre dans cette ville qui ne ressemble à aucune autre !
De retour sur la Terre ferme, nous nous sommes laissé tenter par un goûter bien du pays (Cheese-cake pour ma part ils sont tout juste excellents ici !!) puis je suis rentrée continuer d’essayer de préparer mon arrivée à Cristchurch. Si toutes les associations de volontaires que j’ai contactées ont enregistré ma candidature pour l’utiliser quand le centre-ville serait ouvert et que les logements faisaient largement défaut, nous voyions sans cesse les habitants démunis devant leurs maisons à remettre en état ou dépassés par la liquéfaction des sols qui noyait leurs jardins et habitations (Lors d'un tremblement de terre de forte amplitude, il existe un phénomène dit de liquéfaction des sols sablonneux. Les ondes de choc compriment le sol plus vite que l'eau qui ne peut s'échapper faisant ainsi grimper la pression de cette dernière. Plus la pression de l'eau augmente, plus l'eau supporte la charge et moins le sable la supporte. C'est alors que le sol perd sa cohésion et commence à couler comme un liquide.). Je ne savais pas encore à quoi ce phénomène ressemblait réellement, mais nous entendions les appels répétés des habitants pour les aider à déblayer et nous avons vu des centaines de fermiers de la côte ouest rejoindre les banlieues les plus touchées de la ville avec leurs machines pour commencer nettoyer les habitations et les rues : il y avait donc du travail et ça ne faisait que confirmer ma détermination à redescendre aider du mieux que je pourrais, c’est-à-dire participer à l’effort de nettoyage des banlieues pour commencer.

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