17/03/2011

10-03-11/ 13-03-11 : AUCKLAND & PASIFIKA FESTIVAL

Nous commençons peu à peu à nous habituer à nos colocataires et à prendre nos habitudes avec eux. Nous continuons de les découvrir et nous passons de plus en plus de temps tous ensemble. Il y a Steven&Shannon , couple écossais/canadienne de près de 30 ans qui sont en working holidays en NZ jusqu’au mois de juillet prochain ; la sorcière, Marika de son petit nom, qui est là 2/3 jours par semaine ; Kim, une anglaise de 27 ans en working holidays aussi, serveuse à la terrasse juste à côté de la boarding house ( haut lieu de nos funky nights, ce qui nous arrange bien pour le porte-monnaie !!) ; Cam (que j’appelais le russe avant), petit nom de Cameron, jeune Néozed’ de 25 ans, placé ici pour dépression  qui maintenant vient « partager ses cigarettes » avec nous ou piquer mes tomates lorsque je cuisine ; Desmond toujours, notre vieil ami Maori qui se fait visiter régulièrement par les infirmières et ne cesse de dire que sa fin est proche ou en tous cas qu’il finira ici ; Luke, néozélandais d’Auckland de mon âge je pense, serveur dans le centre-ville, qui vient de se faire retirer son permis pour excès de vitesse ; un nouveau couple de maoris, trentenaires, s’est installé à la place de Kyle (qui souffrait de la sclérose en plaque et nous a quitté pour intégrer une structure médicalisée), nous les connaissons à peine lui peuchère ne pouvant respirer sans qu’elle soit toujours en train de courir derrière lui, il ose à peine nous parler ; 2 ou 3 autres hommes maoris qui daignent à peine nous adresser la parole, donc nos échanges se résument à « good morning » ou « have a good night » ; 2 vieux monsieurs que l’on croise à peine car ils travaillent beaucoup et toujours notre Bobo national, le régisseur de la Boarding House : une grande famille !
Nous évoluons tranquillement au milieu de tout ça, Kelly prend ses marques au travail et Flol et moi continuons de visiter la ville a pieds tout en postulant pour divers emplois et en attendant les retours de nos candidatures. Nous avons notamment découvert un nouveau métier étonnant lors de nos promenades : compteur de voitures et autres engins roulants pour the Traffic Industry ! Il s’agit de plusieurs duos installés sur le bord de la route, sur les ponts ou au milieu des rondpoints, portant des gilets de sécurité fluorescents et observant le trafic routier en notant à la main leurs comptes sur des feuilles de papier ! Si les plus aguerris disposent de chaises de camping et petit compteur manuel, les étudiants et autres novices comptent à la main, souvent allongés dans l’herbe (pour ceux qui ont de la chance) ou assis sur un pont, l’I-pod dans les oreilles et profitant du soleil : sympa comme job’ ! Nous étions cependant étonnés de les voir compter à la main, pas très développé leur système ! Mais comme l’a justement fait remarquer Flol « Quand on sait qu’ils sont toujours au train à charbon, pas étonnant ! ». Oui le train et les transports en commun …Je dois avouer que la RATP n’a rien à envier aux transports ici, qui sont très, très chers et pas vraiment bien organisés, du moins rien n’est clairement indiqué pour les bus notamment (les néozélandais eux-mêmes nous demandent de l’aide pour les aiguiller dans les directions !!), c’est souvent au feeling que nous les tentons et on s’en sort plutôt pas mal pour l’instant ! Et pour les trains il n’y a que 70% de ponctualité …Autant dire que c’est à la cool ici, les transports s’annulent sans aucune prévention ou sont largement en retard ou en avance et nous attendons tranquillement, tout le monde attend, sans râler ni pester, résigné ou habitué ! Un vrai parisien aurait de quoi s’arracher les cheveux et surtout passerait pour un fada devant la nonchalance ambiante ! De même que lorsqu’un bus est complet en places assises et qu’il y a 3 ou 4 personnes debout, le chauffeur le considère comme « plein » et ne marque pas les arrêts suivants jusqu’à se décharger un minimum : une première pour nous, quand on pense que les bus et transports parisiens sont archi-blindés ! Passé la surprise de la 1ère fois, il nous arrive régulièrement maintenant de voir passer 3 ou 4 bus « pleins » et d’attendre une bonne demi-heure avant d’avoir enfin notre bus, tranquillement installés à l’arrêt de bus en discutant avec les néozélandais qui engagent la conversation très facilement avec tout le monde. Sinon le centre-ville et Auckland City sont tout de même très bien desservis par les trains de banlieue (pas de métro ni de RER ici et les trains de banlieue ont 4 à 5 wagons, pas plus) et les multiples bus, il suffit juste de comprendre comment ça marche et d’expliquer aux chauffeurs les arrêts de bus qu’ils effectuent sur leur trajet et roule ma poule !
Lorsque Flol fatigue devant nos 4/5 heures de marche quotidienne, je vais me balader seule et souvent je me perds, mais n’est-ce pas la meilleure façon de découvrir ?! Auckland est une ville immense, comme je l’ai déjà dit, la 4ème plus grande ville du monde par sa surface, aussi tout ici est très étendu. La ville est également très vallonnée (certains qui connaissent San Francisco les comparent facilement à ce niveau), aussi nous passons notre temps à monter et à descendre le long des immenses avenues. Il fait un soleil magnifique en cette fin de semaine et c’est un régal de se balader et de se gorger de soleil, malgré la chaleur, tout en découvrant les différents quartiers : nous devinons de plus en plus facilement les quartiers résidentiels huppés, bourgeois, calmes, composés de larges pavillons colorés aux jardins parfaitement entretenus, avec 2 ou 3 voitures devant le garage généralement vides la journée et les plus populaires où l’on trouve des « HLM » de 2 étages collés les uns aux autres, avec des jardins à l’herbe brûlée, souvent très encombrés et occupés par des familles Maories, les femmes bien portantes généralement installées sur la terrasse, discutant très gaiement (riant même souvent, il y a une espèce d’allégresse chez les néo-zélandais fort agréable !), attendant les petits qui rentrent de l’école…pieds nus ! Les chaussures sont très accessoires pour beaucoup de personnes ici, notamment pour les enfants maoris. On retrouve largement l’esprit préservateur et soucieux de l’environnement des néozélandais dans les larges rues impeccablement entretenues. Elles sont très propres, parsemées d’espaces verts au gazon parfaitement tondu et aux arbres proprement taillés, rien ne traîne ni sur les trottoirs, ni sur la route : pas de verre, pas de prospectus, pas même (ou très peu) de mégots de cigarettes, un espace urbain sain, comme tout ce qu’ils prônent ici. Chaque maison a ses 3 poubelles de recyclage et la promotion du recyclage (activement pratiqué ici par ailleurs) est faite partout. Il y a une sérénité ambiante ici qui fait que la plupart des gens que l’on croise a le sourire, nous sourit en tous cas, et généralement nous salue ! Une simplicité qui caractérise la plupart des échanges que nous avons ici, ils engagent facilement la conversation et aiment partager avec les gens, même si ce n’est que le temps d’attendre un bus, de partager une cigarette, d’un trajet de train, de commander un café, etc. C’est donc un régal de se balader, tout en continuant à découvrir les différents volcans que renferme la ville et qui caractérisent souvent un quartier s’étant créé autour : Mount Albert, Mount Roskill et Mount Eden pour l’instant. 

Les points de vue que chacun d’eux offrent sur différentes parties de la ville sont toujours édifiants et il semble faire bon vivre sur les hauteurs vertes et boisées…seulement les quartiers résidentiels ici ne sont QUE résidentiels et ne contiennent aucun commerces de proximité, il faut donc faire quelques kilomètres pour le ravitaillement ou autres besoins ponctuels. N’ayant pas de voiture pour l’instant mais souhaitant vivement profiter à fond de cette qualité de vie exceptionnelle, nous essayons par tous les moyens de trouver un compromis entre le centre-ville et les banlieues qui composent le centre pour nous installer, mais ce n’est vraiment pas gagné ! Amoureux de Kingsland, la banlieue  centrale-ouest dans laquelle nous sommes installés depuis notre arrivée à Auckland, nous devons nous résigner à la quitter : collé à l’Eden Park (LE STADE d’Auckland), les entrepreneurs sont comme des rapaces et le quartier affiche des prix immobiliers affolants, la coupe du monde approchant. Même si nous élargissons nos secteurs de prédilection, le challenge reste toujours de trouver un appartement de 3 chambres …meublé ! Nous essayons au maximum d’éviter de passer par une agence, les prix étant assez élevés e et trouvant souvent par nous-mêmes les annoncent qu’ils se contentent d’afficher sur Internet, mais la plupart à qui nous avons demandé conseil nous ont plutôt découragé, disant que les appartements/maisons meublés ici étaient vraiment très rares et surtout beaucoup plus chers, ils nous conseillent vivement de rester en boarding house, solution durable la moins chère pour un logement meublé d’après eux…Seulement la boarding house on aime bien, mais être chez nous, vraiment chez nous on veut bien surtout ! Nous ne nous laissons pas abattre et nous continuons activement nos recherches et nos visites avec Flol (et Kelly après le boulot, elle finit à 17h), bien déterminés à trouver notre home sweet home néozélandais le plus rapidement possible. Seulement pas facile de contenter tout le monde : nous sommes passés aux recherches de logement avec 2 chambres, meublé, un peu plus courant, mais Kelly (qui partage sa chambre avec Flol depuis que je suis retournée à Christchurch) souhaiterait vraiment avoir sa chambre…tout comme nous d’ailleurs, seulement ça semble fortement compromis devant le peu d’offres nous correspondant ! Nous n’étions pas loin de trouver l’appart’ parfait, dans un quartier central, au loyer raisonnable MAIS Flol faisant sa miss France, nous sommes arrivés 5 minutes après le début du « viewing time » et il était déjà loué au couple qui nous précédait ! Nous étions pourtant parfaits, habillés en monsieur et madame, Flol ayant fait péter la chemise et les lunettes de soleil du jeune cadre dynamique en place, mais il a suffi de 5 minutes, c’est pour dire ! Ce qui vaut le coup part comme des petits pains, nous voilà prévenus, on l’aura un JOUR, on l’AURA !!
Tout comme un job…Flol n’ayant aucune réponse du poste d’homme à tout faire dans la sandwicherie française pour lequel a eu un entretien il y a 10 jours, il recommence à éplucher les offres d’emploi et à postuler pour divers autres petits boulots car cela va faire 3 semaines pour lui et 10 jours pour moi que nous sommes à Auckland et que nous ne renflouons pas les caisses : notre compte en banque néozélandais n’a toujours pas dépassé les 50 dollars que nous avons déposé à l’ouverture du compte ! Sans être alarmistes, nous commençons à nous préoccuper des semaines qui vont arriver, parce que se balader et profiter c’est bien, mais reprendre une activité salariée à côté c’est mieux ! J’ai de mon côté postulé pour divers postes (communication et relations publiques confondus), en tant qu’assistante, leur accent kiwi comportant encore beaucoup trop de subtilités pour moi, et j’attends le retour de mes candidatures avec impatience, espérant décrocher au moins un entretien. Si toutefois rien n’avait bougé d’ici la fin de la semaine, je reviendrai à la restauration très rapidement. Un ou deux mois, juste assez pour gonfler le compte en banque néozélandais et pour nous acheter un van avec Flol. Parce que oui, nous ne travaillons pas nous la journée alors notre esprit à le temps de vagabonder au détour des rues que nous martelons sous le soleil ! Et une chose est sûre, ici c’est plus facile avec une voiture. Comme nous souhaitons continuer de visiter l’île Nord au moins aussi bien que l’île du Sud, ce sera plus facile de se déplacer quand bon nous semblera avec notre van et ça nous évitera les frais de transport et d’hébergement ! Un moyen simple et efficace de profiter de nos temps libres pour continuer de visiter et d’être autonomes en ville, tout en travaillant. Sachant que nous pouvons trouver des vans à partir de 3000 dollars NZ (= environ 1600 euros), nous pensons sérieusement investir nos premières paies dedans, pour le revendre lorsque nous quitterons la Nouvelle Zélande (ce qui se fait couramment ici), un investissement dont nous profiterons pleinement en somme :) Et d’ailleurs Clém’ et Chat’, nous comptons bien nous faire un petit trip’ île du Nord en van avec vous lorsque vous viendrez, tenez-vous le pour dit ! Je suis également en train de me renseigner pour passer mon permis de conduire, il a l’air bien moins cher ici, il faut que je peaufine ça et que je vois si c’est réalisable mais si ça l’était ce serai énorme et je me lancerait dans l’aventure de la conduite automatique à gauche à fond ! Que de projets…et le chaînon manquant : le boulot ! On est confiants, ça ne tombe pas du ciel, et motivés : on va aller au bout de nos projets !
La fin de la semaine marque également la fin de la première semaine de travail de Kelly et c’est tout naturellement autour d’un apéro et de quelques verres à la terrasse voisine que nous fêtons ça tous les 3…et tous ceux que nous rencontrons au court de la soirée. Kelly fait la charmante rencontre de Ben’, jeune ingénieur de 24 ans (qui mixe pantalon de costard un peu vieillot et chemise basique avec baskets de hip-hop…ma foi ! Le style néozed’ est assez…indescriptible à vrai dire !!), très sympa, qui finit la soirée avec nous et avec quoi nous passons un très bon « Kiwi moment » encore une fois !
Le samedi, nous profitons (encore et toujours !!) du temps superbe et de la chaleur d’une journée d’été pour aller passer la journée au PASIFIKA FESTIVAL, le plus grand festival de l’hémisphère Sud, mettant à l’honneur toutes les îles du Pacifique. Près de 180,000 insulaires du Pacifique réunis pour célébrer leurs coutumes et diversités dans le parc Western Spring, à 20 minutes à pieds de la Boarding house. C’est le long des petits lacs et points d’eau, sous l’ombre des pins et multiples arbres que sont installés les « villages » de chacune des îles du Pacifique :
- Atearoa : Nom Maori de la Nouvelle Zélande. Les Maoris sont arrivés en Nouvelle Zélande de l’est de la Polynésie il y a plusieurs siècles et ont développé une culture, un langage et un artisanat uniques pendant leur « mise en quarantaine » par les colons anglo-saxons. Ils représentent aujourd’hui 15% de la population néozélandaise.
- Cook Islands : 22,000 habitants et de multiples dialectes allant de l’anglais Maori (un peu comme le français Ch’tit !) au Mangaia, suivant les îlots occupés par les habitants.
- Les îles Fiji : Découvertes il y a 5000 ans, elles contiennent 918,000 habitants et sont composées de 333 îles, dont 106 inhabitées aujourd’hui.
- Karibati : Avec une population estimée à 100,000 habitants, Karibati est une nation qui place la danse au cœur de sa culture et de ses coutumes.
- Niue : Découverte par le Capitaine Cook (haut personnage de nos Time’s UP pour les 6 globe-trotteurs île du Sud !!) en 1774, il dû se résigner à abandonner la colonisation de l’île devant la mobilisation de ses habitants, les Niéuens (pas facile en français) et elle est depuis baptisée l’ïle Sauvage.
- Samoa : Les 2 îles principales, Upolu et Savai’i, représentent 180,000 habitants et Savai’i est l’une des plus importantes îles polynésiennes. Le groupement d’îles « Samoïennes » était généralement appelé « The Navigators Islands » par les colons européens, à cause des excellentes facultés marines de ses habitants.
- Tuvalu : Composé d’îlots rocheux et de 5 atolls (les photos font rêver !!), Tuvalu est situé entre Hawaï et l’Australie. Avec une superficie de 26km2, elle est le 4éme plus petit pays du monde !
- Tonga : Composé de 176 îles dispersées sur 700,000 km2, le Tonga est défini comme les « Friendly Islands ».
-Tokelau : Composée de 3 atolls, chacun traversé par des lagons entourés de rochers dépassant jusqu’à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’île s’est construite autour de l’immigration des habitants des îles polynésiennes aux alentours.
- Tahiti/Polynésie Française : Avec une population de 180,000 habitants, Tahiti est le centre économique et politique de la Polynésie française. Proclamée colonie française en 18OO, ses habitants sont depuis devenus les « citoyens français du pacifique ».
Il n’y avait pas cette année de représentation de la Nouvelle Calédonie.

Chaque village comportait une grande scène centrale pour les démonstrations de danses et les concerts de musiques locales et plusieurs petites échoppes et petits stands tout autour nous proposant de goûter les différents mets, fruits&légumes et plats principaux de chacune des îles, ou d’acheter les bijoux, instruments ou habits locaux (les habits étant généralement des paréos et colliers de fleurs), tout ça avec un fond musical différent selon les « îles visitées ». Le parc étant assez grand, chaque village était séparé par une petite distance à parcourir à le long des étangs ou des espaces verts vierges de toute occupation.
Aucune boisson alcoolisée n’était vendue sur place et n’était acceptée à l’intérieur, ce qui à interloqué Kelly qui n’imaginait même pas que cela puisse être possible en Angleterre, ou le festival serait vide !! Et toute l’enceinte de la manifestation était SMOKEFREE : les 2 causes nationales toujours défendues de façon soutenue.
L’intérieur du parc était un vrai festival de couleurs vives sur les paréos et habits folkloriques des différentes îles, de fleurs dans les longs cheveux bruns et noirs des Maories, de tatouages sur les maoris et insulaires de tous âges, d’odeurs de poissons grillés et de fruits sucrés et de sourires ! Le festival porte très bien son nom, ou peut-être les îles du Pacifique elles-mêmes, car il y avait une ambiance si…pacifique qui planait sur la journée ! Une énorme réunions de gens assez imposants, à la peau tannée et tatouée, se déplaçant tranquillement et sereinement , au gré des villages et de la foule, plusieurs familles installées sur des immenses pagnes en paille, profitant de la journée sur le bas-côté, tout le monde à son rythme et très paisiblement, pas un cri, pas d’énervés au milieu, pas un geste brusque, de grosses accolades lorsqu’ils se retrouvent mais rien d’agité…peaceful est le mot (je perds mes mots en français !!). Les danses et musiques locales dont nous profitons en spectacles sont elles-mêmes très paisibles et les instruments utilisés laissent se dégager des notes laissant fleurer bon la sieste au soleil sur du sable blanc et chaud, au bord d’une mer turquoise et sous les cocotiers…Nous en profitons évidemment pour se laisser tenter par divers mets et laissons profiter nos papilles de plusieurs spécialités, au fil des « îles/villages » et même si nous nous régalons (entre 2 ou 3 surprises), nous remarquons une cuisine globalement grasse, à base de fritures, assez lourde pour l’estomac, ce qui nous étonne vu la chaleur qu’ils supportent quotidiennement, mais qui explique aussi peut-être leurs gabarits de gros nounours aux tatouages les plus imposants les uns que les autres. Les Maoris se font généralement tatouer leur histoire sur la peau, aussi ils commencent très tôt et plusieurs très jeunes adolescents sont déjà tatoués sur les bras, ou plusieurs hommes ont des tatouages bien avancés pour lesquels nous devinons une proche continuité sur les bouts de peau vierges qu’il leur reste. Nous avons croisé plusieurs femmes maories, tatouées sur le menton et sur la bouche, comme le veut la tradition pour les femmes. Et même s’il est fortement déconseillé de dévisager les maoris et leurs tatouages (ce ne sont pas des bêtes de foire !) nous ne pouvions nous empêcher de les dévisager un minimum tant ça leur donnait un aspect féroce et sauvage, nous rappelant par là-même que les tatouages chez les maoris étaient d’abord utilisés pour effrayer leurs adversaires… D’ailleurs, nous remarquons que Maoris ou pas, bronzés ou pas, tout le monde pratiquement ici arbore un tatouage, petit ou gros. Nous retrouvons là-bas Shannon&Steven (le petit couple de la « coloc’ ») et nous dédallons tranquillement au gré des différents stands et des représentations traditionnelles de chacune des îles en sirotant un jus de coco frais, au milieu des enfants (il y en a beaucoup beaucoup des petits maoris) qui courent partout pieds-nus : un voyage d’une journée à 20 minutes de la « maison » au milieu du Pacifique et de ses habitants ! Nous finissons notre visite par le village de Tahiti qui propose…des viennoiseries à la française, servies avec t-shirt marin et béret s’il vous plaît ! Ah bah oui, tout à notre émerveillement nous en avions presque oublié que Tahiti est français !! Puis nous rentrons à la Boarding house, pressés de déguster notre noix de coco fraîche, ce qui s’est révélé être une vraie mission ! En Robinson Crusoé qui se respecte Flol a suivi les conseils de Cam’ (Kiwi aguerri) pour casser proprement les fruits et après avoir bataillé pour les vider et les déguster, nous avons trouvé comment recycler les coques avec Flol J
Ce soir-là, c’est autour d’un bon dîner, dans la véranda de la cuisine que nous avons pu profiter du match de rugby des blues : vue plongeante sur les poteaux de but, écran géant juste en face et rumeur qui monte du stade ou comment vivre le match à 100% , de la maison ! Les blues d’Auckland se sont cette fois-ci incliné d’un point, les bars de Kingsland rapidement remplis à la fin du match et nous sommes allés nous coucher toujours au rythme du Pacifique quant à nous !
Raph&Caro sont passé nous faire un bisou et récupérer leurs IRD à la boarding house le lendemain, au volant de leur nouvelle maison roulante et ravis de leur semaine dans le Cap Nord de l’île du Nord (au Nord d’Auckland), avant de reprendre la route direction le « fruit picking » dans le centre et le sud de l’île du Nord, nous les croiserons de nouveau probablement pour la coupe du monde maintenant. Gris et venteux, le dimanche s’est de nouveau écoulé au rythme de nos recherches d’appartement (nous avons passé la vitesse supérieure avec Flol) et de nouvelles candidatures pour un éventuel et hypothétique job d’ici le 20 mars…Kelly est allée retrouver Ben’ le farfelu pour boire un verre puis nous nous sommes couchés, remotivés à bloc pour cette nouvelle semaine de travail pour la miss Kelly et de prospections pour Flol et moi !

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